29.03.07
LUNDI 05 & MARDI 06 MARS 2007
Ami lecteur,
Si tu t'attends à lire ici de rocambolesques aventures,
comme dans "Tintin chez les Khmers Rouges" (album culte, mais inédit),
il te faudra malheureusement passer ton chemin et filer regarder la
6ème chaîne du paf et son "Pékin Express" ! Car, cet humble journal -
même s'il contiendra des Ours, des Pingouins, des Daims sacrés, des
Pandas rouges et autres mammifères volants - ne narra pas de
trépidantes et dangereuses péripéties (quoique !... surveillez bien le
billet du 11 mars), mais juste les vacances de deux mecs (plutôt zen)
dans le plus beau pays que j'ai visité (bon, OK ! à part la Suisse,
c'est le seul pays étranger que j'ai eu la chance de visiter... mais le
Japon, c'est mieux que la Suisse ! c'est indéniable).
Aussi, tout au
long de ce journal, tu vas lire beaucoup de "super", "formidable" et de
"maGnifique" car tu vas rapidement comprendre que j'ai été enthousiasmé
par ce pays et que je ne suis pas du genre à modérer mon enthousiasme
(il ne manquerait plus que ça !).
Mais
il faudra t'armer de beaucoup de patience, car si tout est déjà noté
dans mon carnet et dans ma tête ; la numérisation est, comme toujours,
laborieuse.
Pour finir : ce journal
de voyage est dédié à Fabien, sans qui tout cela ne serait jamais
arrivé - le meilleur, comme le moins bon !..
Fabien, je t'aime (toujours) beaucoup. Merci.
- ça commence maintenant -
Du départ... à l'atterrissage...
Dès l'arrivée en gare d'Orléans le chrono infernal se déclenche...
Est-ce
bien nécessaire de préciser que nous (Fabien & moi) avons failli
manquer le train de 11h46 (prévu) qui, pour une raison mystérieuse,
n'était pas affiché à notre arrivée, mais qui le fût trois minutes
avant son départ... et ce train s'était transformé en navette... Et qui
dit navette, dit "changement aux Aubrais" et les changements, cela ne
nous réussit pas, à nous... Mais bon, des fois ça se passe bien...
comme pour ce trajet. A Austerlitz, nous avons fait une petite pause
casse-croute et ensuite métro.
A Châtelet, nous avons rejoint
Kenji et nous avons pris le RER pour CDG (ouais !... maintenant que
j'ai pris l'avion, je dis CDG et pas "Aéroport International Charles de
Gaulle", c'est trop long pour nous autres Grands Voyageurs). Une fois
sur place, c'est immense mais bien indiqué (ok! quand on est accompagné
par des personnes qui ont déjà pris l'avion, ça aide !).
L'enregistrement se passe plutôt bien, la demoiselle ne dit rien pour
le dépassement en poids de nos bagages, mais elle n'a pas de place pour
moi à côté de Fabien et Kenji... Ensuite : contrôle des passeports,
passage sous le portique (où je dois enlever mes chaussures), fouille,
vérification des bagages à main... puis on entre dans le royaume des
produits détaxés et de la bouteille d'eau à 2 € !
Après une
bonne heure d'attente, le moment tant attendu (enfin, surtout par moi
!) est arrivé : on embarque à bord de l'avion (en l'occurrence un
Boeing 777).
Un avion, en fait, ça ressemble exactement à ce à quoi on s'attend, sauf qu'on est dedans, pour de vrai... Pour la classe éco, l'espace vital de chacun est réduit à son maximum. Je suis tout au bout de l'avion côté droit, et Fabien et Kenji sont côté gauche trois rangées devant ; à côté de moi, malgré son jeune age, un mec semble déjà suffisamment blasé par les voyages en avion pour ne pas regarder par le hublot pendant le décollage (ou bien, il a la frousse). Pour ma part, ne sachant pas exactement à quoi m'attendre, je n'ai pas peur ; je suis plutôt excité par cette nouvelle expérience. Tout cela se passe tellement vite, que nous sommes rapidement dans les airs et nous pouvons ôter nos ceintures de sécurité... Fabien me fait signe : il y a une place à côté d'eux !
Peu de temps après le décollage nous
avons mangé (moi, j'ai trouvé ça très bon). Juste après les
(charmantes) hôtesses de l'air se sont transformées en marchandes de
produits duty ! bizarre, mais ça fonctionne très bien auprès des
japonais. Ensuite, ils simulent la nuit en éteignant les lumières et en
poussant le chauffage... Fabien et Kenji ont réussi à dormir un peu
(les chanceux), moi j'ai essayé, mais quand on est grand et que l'on
veut voyager en avion, mieux vaut être riche ! Sur mon écran
individuel, j'ai commencé à regarder "Man of the Year" (avec Robin
Williams, toujours inédit ici) mais la bande-son était trop mauvaise et
comme il n'y avait pas de sous-titres, j'ai arrêté pour regarder à
nouveau "Stranger than fiction", qui est toujours aussi génial... Je me
garde pour le retour "La Nuit au Musée".
Quelques heures avant
l'arrivée : on rallume tout et... petit dèj' (très bon aussi). A
l'approche du Japon, Fabien m'a cédé sa place près du hublot. Au début
je ne voyais que des nuages (ce qui est déjà super cool !) et l'avion a
dû baisser en altitude et j'ai pu voir la terre, la mer... c'est
véritablement extraordinaire, magnifique, magique, incroyable, sublime,
ahurissant... j'ai même vu ça !...
Il trônait au milieu des nuages. A l'approche de l'aéroport nous avons survolé la mer un bon moment, car il est sur une île...
Puis nous avons atterri. En quelques minutes nous étions raccordés au terminal, c'est fini, on peut débarquer !
Bilan
de ce premier voyage en avion (12 heures !) : c'est long, bruyant et
monotone... mais il y a pire dans la vie ! En attendant les bagages, je
suis allé aux toilettes (là, vous vous dites : on s'en fout ! vous avez
tort) et là c'est le (premier) choc... le premier plaisir "made in
Japan"... la certitude que je suis bien arrivé ailleurs... ici, au
Japon... les toilettes de la mort-qui-tue... les WC du futur pour un
français, le quotidien pour le japonais... Rien que pour ça - dix
minutes après mon arrivée - j'aime ce pays de façon irrévocable. Je
regrette de ne pas les avoir pris en photo tellement c'est beau !
Nos
valises étaient intactes, aucunes bouteilles cassées. tout va bien.
L'aéroport de Nagoya est beau, spacieux et lumineux (il fait beau, ça
aide). Les parents de Kenji - ainsi que Catherine - nous attendent. Retrouvailles à la japonaise, sans (ridicule) effusion de joie... Les
parents de Kenji proposent de nous emmener à Toyohashi (ville à côté de
Nagoya, où réside Fabien, Cat, Kenji...), Super cool ! Merci !
Une
heure après, une fois arrivé sur place, nous nous sommes arrêtés dans
un restaurant - Le Cat's Café - pour manger un bout. A part Cat,
personne n'avait vraiment faim. Efficacité japonaise : après avoir
choisi ce que l'on veut, il suffit d'appuyer sur un bouton placé sur la
table pour appeler le serveur, qui arrive de suite ! moi, j'ai pris un
latte.
A première vue, Toyohashi ressemble à une très vaste
banlieue où se mêlent commerces et habitations, rien de très haut, rien
de très beau... une banalité horizontale, mais japonaise !
Les
parents de Kenji nous ont tous déposé à l'International House
(résidence des étudiants étrangers de l'université), nous avons déposé
nos valises, j'ai donné à Kenji un morceau de pain d'épices que j'avais
apporté (et fait) pour ses parents. Puis nous sommes partis à la
recherche d'un hôtel pas cher pour moi, dix minutes plus tard c'était
fait, j'avais une chambre dans un Buziness Hotel pour 4500 ¥ (soit 30€)
la nuit.
Une chambre impeccable avec tout ce qu'il faut : salle de bain, télé, la clim, un lit occidental et une bouilloire pour faire du thé vert (important le thé dans sa chambre !) qui est fourni... Après Fabien & Cat m'ont fait découvrir le Toyohashi centre. En vrac : Nous avons fait une séance de Purikura :
Nous sommes allés boire un chocolat chaud dans un très beau "salon
de thé" qui a pour particularité de servir dans des tasses (et des
cuillères) dépareillées, très bon et très riche chocolat ; première
(d'une longue série) visite dans un "Combini" (contraction 'à la
japonaise' pour 'convenience store', sorte de superette ouverte 24/7 -
j'en reparle bientôt), Fabien y a acheté des Karaage (sorte de nuggets,
très bon) ; nous avons mangé dans un resto spécialisé dans l'Omerice
(de l'omelette et du riz, très bon !) situé dans une sorte de centre
commercial -avant de commencer à manger on nous apporte de serviettes
chaudes (si elles sont froides, elles sont imprégnées) et cela même
dans l'avion, au début c'est curieux... ensuite on attend sa serviette,
on la cherche.
Retour à l'IH, puis comme on est bien fatigué,
DODO. Dans ma chambre, je regarde un peu la télé nippone qui n'est pas
réputée pour sa qualité -réputation qui semble fondée au premier coup d'œil. Le niveau sonore est exagérément fort, même si je ne comprend
rien c'est vite agaçant, de même que les multiples interruptions
publicitaires. Même ce qui ressemble à notre JT est coupé par la pub
-voir sponsorisé.
Je me couche... ma première nuit au Japon... Une ritournelle squatte ma tête, "Je suis au Japon !!!" qu'elle dit.
MERCREDI 07 MARS 2007
Ma rencontre avec Dieu...
Première
nuit plutôt bonne. Réveil à 15-16h (ce qui était sans doute trop). Un
petit thé vert, une douche et je pars vers l'IH...
Sur la
route, j'aperçois Dieu !... Il était là, tranquille, adossé contre le
mur d'un magasin... Il avait pris l'apparence d'un distributeur de
boissons :
Mais je l'ai reconnu... je suis peut-être en plein jet-lag, mais
quand tu rencontres Dieu, tu le reconnais -c'est comme l'Amour !
Intimidé,
je poursuis tranquillement mon chemin. Mais, à côté d'un autre magasin,
Il était là aussi sous la forme d'un distributeur un peu différent...
J'avais oublié l'omniprésence de Dieu. Qui d'autre que Lui peut se
révéler aussi efficace, aussi prodigieux, aussi "je suis là, pour
vous"... Ces distributeurs de boissons présents partout proposent un
grand choix de boissons sucrées (seul le Coca et le Coca Light nous
sont familiers ; certes il y a du Fanta, mais aux raisins ; des
boissons énergétiques ; et le fameux Qoo tant aimé de Fabien !), de l'eau, du café & du thé... déjà cette liste est déroutante.
Mais
le maxi-plus de ces "Dieux" sont les boissons chaudes : Cafés, thés,
chocolats, jus de fruits et dans certains, des soupes ! Moi je dis :
Waouh ! J'ai pris un "French Café", chaud
juste ce qu'il faut dans une bouteille en plastique -certaines boissons
sont dans des bouteilles en alu, comme le Coca et le Fanta- c'est très
bon, une sorte de café au lait. Pourquoi n'avons-nous pas ça en France
? Mystère... Je compte une bonne dizaine de distributeur le long du
chemin (900m environ) entre mon hôtel et l'IH... et je n'ai regardé que
d'un seul côté !
Je réveille Fabien et pendant qu'il prend une
douche, je consulte mes mails et en envoie un à la famille. Ensuite, on
part en balade, direction le Pachinko le plus près...
Un hangar
bruyant et enfumé où les gens dépensent de l'argent et gagnent des
billes ! ils glissent des billets dans une sorte de bandit manchot (là,
je mentionne le modèle que nous avons essayé) et des billes d'acier
tombent et il suffit de tourner une manette, les billes pénètrent dans
la machine, sont propulsées et lorsqu'elles retombent on ne peut rien
faire sinon regarder les billes et prier pour qu'elles tombent dans la
bonne fente pour en gagner d'autres ! Bref, un jeu pas vraiment
exaltant -sauf si on aime voir l'argent partir en fumée devant soi...
Mais on pouvait voir devant certains joueurs de nombreux paniers en
plastique pleins de billes !
Ensuite, nous nous sommes dirigés
vers le supermarché "Frante" juste en face. J'imagine que dans les pays
civilisés/capitalistes tous les supermarchés se ressemblent... les
mêmes marques se retrouvent partout dans une disposition quasi
identique. Mais ici, oubliez vos repères ! Certes, la disposition est
proche de ce que l'on peut trouver chez nous, mais la majorité de ce
que propose le supermarché est différente. Dès que je voyais une marque
connue je me précipitais dessus, pour m'apercevoir des petites
variations... par exemple, le Kit-Kat : on en trouve comme chez nous,
mais en plus, il y en a à la banane, à la cerise, à la pêche (il
semblerait qu'ils aiment bien les trucs à la pêche !), au thé vert (ça
aussi, ils kiffent !) et juste avant de partir, j'ai trouvé du Kit-Kat
chocolat blanc ! autre exemple, le Fanta au raisin... Coca est présent
en normal et en light, mais pas de fantaisie comme chez nous, ils se
diversifient à travers d'autres marques, d'autres produits : de l'eau
minérale, du thé, du café, des jus de fruits... J'aurai volontiers
passé l'après-midi dans le supermarché à questionner Fabien sur le
contenu de tel ou tel produit (car aucune étiquette n'est en anglais).
On a essayé le Kit-Kat banana, c'est plutôt bon !
Ensuite nous
nous sommes baladés dans Toyohashi, pour finir dans le même centre
commercial que la veille où, inconscients que nous sommes, avons testé
une glace au thé macha, une sorte de glace à l'italienne mais au thé
macha : Beurk ! mais, comme des braves et fiers japonais, nous avons
tout mangé. Le froid a un avantage : il neutralise les papilles !
Nous
avons mangé dans un restaurant proposant principalement des menus à
base de viande panée. Nous avons pris du boeuf (pané, donc), servi avec
du chou râpé (qui n'a pas vraiment de goût, mais avec la sauce adéquate
c'est super bon), de la soupe miso aux coques (la meilleure que j'ai
mangé) et du pain japonais : du riz blanc nature... sans oublier les
serviettes chaudes et la tasse de thé vert.
Particularité des
restaurants japonais : dans les vitrines on peut voir les plats, les
menus qui sont proposés dedans... dans des assiettes, des bols, des
plateaux, de faux aliments en plastique -ultra réaliste- sont disposés.
C'est un peu kitsch, mais cela évite les mauvaises surprises !
JEUDI 08 MARS 2007
Sleepless in Toyohashi
Pas bien dormi du tout... Fabien est passé à l'hôtel vers 11h, avant de partir on se boit un petit thé vert.
Dans
le supermarché Frante, il y a un petit MacDo (ici, ils disent Mac -
Maku). J'ai pris un teriyaki burger, qui comme son nom l'indique est un
hamburger avec de la sauce teriyaki (un peu sucré)... c'est super bon !
Ici, il n'y a pas de véritables frontières symbolisées par les
caisses comme chez nous... C'est open! Pas de vols, pas de
resquilles... Pas de grands chariots non plus... des paniers, que l'on
pose sur la caisse (pas de tapis roulants), la caissière (ou le
caissier) prend les produits, passe le code barre dans la machine,
ensuite les remet dans un autre panier, tout en annonçant les prix à
voix haute. La caisse est ultra moderne, la caissière entre le montant
de la somme donnée par le client (comme chez nous) et la caisse lui
sort directement la monnaie à rendre, elle n'a qu'à donner les billets
(s'il elle doit en rendre) dans un sorte de rituel (tous les
commerçants font de même ici) elle compte les billets en les prenant et
les reconte devant nous et nous les tend... tout est fait pour limiter
les problèmes. Ensuite nous nous promenons avec comme but : la poste.
Fabien a un paquet à envoyer à Tomoko et moi, il me faut de timbres
pour mes cartes postales. Dans la poste, il a y une grande table pour
que le client puisse confectionner ses paquets tranquillement !
On passe au cinéma, histoire de voir ce qu'il y a à l'affiche :
Beaucoup de films pour enfants (c'est les vacances), des films
asiatiques et quelques films américains. Puis, un petit tour à
l'université pour que Fabien paye son loyer (deux jeunes femmes pour
juste encaisser quelques Yens !). Retour à l'IH, et avec Catherine,
nous partons chez Kenji ; il nous emmène dans un resto de Ramen (bon
gros bol de soupe avec des nouilles et tout sortes de choses, aux
choix, dedans), où l'on a bien mangé. Ensuite direction le karaoké.
Bon,
je déteste le karaoké, mais ils ont tenu à me faire voir (et écouter)
le véritable karaoké : le karaoké japonais. Un grand bâtiment, où les
clients disposent de salles privées avec tout l'équipement ultra
moderne nécessaire pour chanter... des chansons à l'infini... Ok, c'est
super ! Mais cela reste du Karaoké ! Retour à la maison dans le froid.
VENDREDI 09 MARS 2007
Rencontre avec le Colonel Sanders
Bien dormi, levé tard... petit "train-train" matinal puis direction l'IH :
Où je réveil Fabien !...
Balade en direction du Frante, en
passant on s'arrête pour louer un DVD dans le magasin Seibunkan (sorte
de Fnac, en mieux !), on prend "Kiss Kiss Bang Bang". Dans le
supermarché on s'achète des onigiris (triangles de riz fourrés) et
quelques autres trucs à manger. On mange dans ma chambre d'hôtel, et
retour à l'IH.
Fabien et Catherine avaient déjà vu "Kiss Kiss
Bang Bang", moi pas... et c'était très bien, même si quelques
subtilités ont dû m'échapper car nous sommes au Japon ! pas de
sous-titres français, que des sous-titres anglais. Avec le programme du
cinéma que nous avons pris la veille, nous choisissons d'aller voir
"The Pursuit of Happyness" avec Will Smith vers 20h - car, à cette
heure là (ainsi qu'à la première séance du matin), c'est tarif réduit :
1000 ¥ au lieu des 1800 ! (ça calme).
Le Japon n'est pas le paradis
pour les cinéphiles (il me semble avoir vu un système de carte comme
l'UGC illimité). Avant le film, nous mangeons dans un KFC juste à côté
du cinéma. Des morceaux de poulets panés frits bien gras... accompagnés
de Fanta Melon Soda (ça, c'est formidable !). A l'intérieur du
multiplexe, on ne remarque pas de différences notables avec chez nous.
Ce qui est sympa, ce sont les affichettes mises à disposition des
clients (voir l'album photo "Belles Photos").
Le pop-corn est très bon, bien caramélisé. Dans la salle, une
différence me saute aux yeux : rien ne gêne la vision des deux côtés de
l'écran, pas de veilleuse pour les issues de secours... c'est la
première fois que je vois ça...
Sinon, le film était très bien, j'ai tout compris... je voulais pas pleurer et puis, en fait, si...
Retour à la maison et il fait toujours aussi froid dehors.
SAMEDI 10 MARS 2007
Nagoya : Take One
Pas
bien dormi (!) mais comme nous avons prévu de partir à Nagoya de bonne
heure, je me lève tout de même, me prépare et direction l'IH. Avant je
passe au Combini, histoire de me débrouiller seul... Et, le fait est,
que pour dépenser du pognon, pas besoin de parler la langue des
autochtones (ce n'est pas une critique). Fabien veut dormir un peu plus
(!!), donc -avec mon nouvel esprit d'aventure- je pars tout seul au
magasin Seibunkan et au Frante.
Dans l'immense rayon magazines, j'ai
eu un coup de flippe : seul étranger au milieu de tous ces japonais
avec aucun point de repère... mais c'est vite passé. Surtout parce que
les japonais -la plupart du temps- nous ignorent complètement.
Rapidement, on se rend compte que le Japon est un pays où l'on se sent
en sécurité (on n'imagine même pas qu'il pourrait se passer quelque
chose). j'ai acheté un très beau magazine de cinéma : CUT International
Interview Magazine.
Avec l'acteur Joe Odagiri (vu dans le sublime Jellyfish de Kiyoshi
Kurosawa) en couverture. J'adore ce magasin, je pourrais y passer des
heures à tout regarder. Au supermarché, j'ai acheté quelques bonbons et
autres chocolats...
A l'IH, Fabien est en pleine forme et nous
allons manger au Family Restaurant Gusto juste à côté (il est ouvert
24/7 !). Je prends un double hamburger with cheese (et non pas
l'inverse) qui se présente comme deux steaks hachés (viande indéfinie,
bizarre, mais bonne) avec du fromage fondu dessus, accompagnés de
pommes de terre, de maïs (selon Catherine, il semblerait qu'un complot
ait réussi à imposer le maïs dans la nourriture japonaise, car toujours
selon Catherine : il y en a partout) et de l'incontournable riz blanc.
Ce qui est cool dans ce resto, c'est le Drink-Bar, pour 189 ¥, boisson
à volonté, de la soupe au café ! Je prends du Fanta Melon Soda parce
qu'il n'y a rien de meilleur au monde ! Petit dessert conseillé par
Fabien : fruits, yaourt et glace.
Ensuite départ en train pour
Nagoya. 45 minutes plus tard, nous arrivons. Après un peu de métro,
nous sortons pas très loin de la Mairie :
(enfin, on pense que c'est la mairie) et nous sommes à proximité du château :
Nous voyons que des personnes qui en sortent, qui partent... en fait le château ferme à 16h30 (apparemment tous les bâtiments, musées... ferment au plus tard à 17h ! donc le touriste doit être lève tôt - couche tôt, pas comme nous) et il doit être 16h20 ! Faute de mieux, nous avons fait un tour du parc à côté ou règnent d'énormes corbeaux (des corbeaux sacrés). Ensuite nous sommes allez voir un temple :
Et nous nous sommes baladés dans des immenses galeries (couvertes)
marchandes, où nous avons testé des "gaufres" en formes de poissons
fourrées à la crème (genre pâtissière) et d'autres avec une pâte de
haricots rouges "Anko" (ça a le même goût que de la crème de marron) et
c'était super bon, on est retourner en prendre...
Ensuite retour sur Toyohashi, à l'arrivée petit arrêt au combini pour acheter à manger.
DIMANCHE 11 MARS 2007
Nagoya : Take Two . Nara : Take One
Sortie de lit à 7h30 (mal dormi !). Départ pour Nagoya vers 8h45.
Grâce
à la "répétition" de la veille nous arrivons sans problème au château,
qui très beau et très différent de ceux que l'on peut voir chez nous.
Comme beaucoup d'édifice, il a été détruit durant WWII, donc il est
difficile de savoir à quoi ressemblait l'intérieur avant. Là, c'est
fonctionnel et beau, tout en bois avec un double escalier (un pour la
montée, l'autre pour la descente), de belles salles d'expositions pour
des objets de l'époque, une expo de calligraphie... Le dernier étage
est un observatoire et la boutique de souvenirs (beaucoup avec des
poissons/dauphins dorés, emblèmes de la ville - deux sont disposés sur
le toit du château). Un château majestueux.
Vers midi, départ pour Nara (qui fût la première capitale du Japon).
Pour nos "longs" voyages en train, nous avons acheté une carte...
... de cinq voyages (8000 ¥), à chaque journée validée nous pouvons
prendre le train autant de fois que nous le voulons, mais pas tous les
trains que nous voulons... ce pass exclut les trains rapide ! Donc cinq
trains différents pour arriver à Nara... nous avons largement le temps
de regarder le paysage, qui est maGnifique. Le dernier était assez
pittoresque et très lent... suite à la déconvenue de la veille à
Nagoya, notre stress augmentait au fur et à mesure que nous changions
de train, la lenteur du dernier a failli nous achever... en plus, il
s'arrêtait dans tous les villages possibles. Et, ce qui devait arriver
arriva : nous avons débarqué à Nara à 16h30 ! et le temple que nous
voulions voir, ferme à 17h !
A ce moment là, nous y croyions encore
(stupide que nous sommes) car "Le Guide" nous dit que les temples sont
à "quelques pas" de la gare... nous sommes arrivés essoufflés (et
dégoûtés) devant la porte du Todai-ji :
Il est 17h... donc c'est fermé ! Après avoir décidé que nous n'allions pas pleurer (et décidé aussi de revenir ici après notre voyage à Tokyo), nous sommes partis faire un tour dans ce vaste sanctuaire et nous avons même pris quelques photos :
Notamment des daims sacrés (messagers des Dieux) :
Ils se promènent ici en totale liberté. Après nous sommes tombés dans
une galerie marchande ; et à la recherche de cartes postales nous
sommes entrés dans une jolie boutique de souvenirs. Fabien a discuté
avec la vendeuse, qui lui a dit qu'une fête (Omizutori) avait lieu le
soir pour célébrer le printemps et que cela commençait à 19h et que
cette fête se terminait le lendemain, donc pour nous c'est aujourd'hui
ou jamais... Ayant un peu de temps devant nous, on mange des takoyakis
(beignets de poulpe) : c'est bon, mais c'est chaud !
Puis, en route
pour l'escalade vers le temple. Tout le monde se presse devant un
temple et attend, nous on ne sait même pas quoi, mais comme il y a
foule on se dit que c'est bon signe, que ça va être bien... et que de
tout façon, cette fête inattendue remonte le moral. Extinction des
feux, le spectacle commence ! Nous somme situés en contre bas du temple
et sur le côté gauche on aperçoit des hommes en costume traditionnel
allumer des boules (de pailles, de branches... on ne sait pas),
ensuite, à tout de rôle, ils grimpent sur une passerelle qui court tout
autour du temple, la boule enflammée piquée au bout d'une très longue
tige ; et une fois arrivé, ils font tourner la boule sur elle-même,
provoquant une sorte de feux d'artifice avec les braises incandescentes
qui tombent sur la foule en dessous... pour le plus grand plaisir des
autres spectateurs :
C'est très beau, surtout qu'il fait bien nuit. Ce qui est étrange,
c'est que le temple est en bois (d'arbres) et que feu + bois : ça
pourrait faire peur (chez nous ce serait impensable), mais ici pas de
problème, un homme munit d'un balais suit celui avec la boule en feu et
envoie valser sur les gens toutes les braises tombées sur le plancher.
Ce qui pourrait faire aussi peur, c'est toute cette foule qui veut
descendre en même temps et par le même endroit... et bien non, tout ce
passe bien dans le calme et dans la zenitude !
Une fois proche de la
gare, nous arrêtons dans un KFC pour manger... ce que nous n'aurions
sans doute pas dû faire... car c'est maintenant le moment du drame :
étant plus près d'Osaka que de Nagoya, j'émets l'idée que, peut-être,
un train direct pour Nagoya part d'Osaka, ce qui nous éviterait les
moult changements de train ! Et bien, au Japon, le train ne fonctionne
pas du tout comme ça.
Nous arrivons 45 minutes plus tard à Osaka, et
après un bref (il fait très froid, un vrai temps à neige) petit tour
dehors, Fabien demande à une personne de la JR quel train il faut
prendre pour Nagoya -voir, pourquoi pas, pour Toyohashi. L'employé lui
répond qu'il faut prendre le train pour Maïbara et, de là, changer pour
Toyohashi. A ce moment là (il doit être 22h) on y croit...
Arrivé à
Maïbara, un froid glacial nous accueille (un signe ?) et de la neige
commence à tomber... à un employé de la JR qui passe devant nous,
Fabien demande quel train il faut prendre pour Toyohashi ; il nous dit
qu'il n'y en a plus qu'un, un train de nuit. L'employé s'en va, puis
revient sur ses pas pour ajouter que l'on ne peut pas monter dedans !
Le froid nous empêche de paniquer, on est gelé. Fabien choppe une
employée de la JR pour confirmer... ce qu'elle fait, très
professionnellement. Il ne nous reste plus qu'à dormir sur place !
A
l'accueil de la gare, Fabien explique notre (misérable) situation à un
jeune homme derrière le guichet, mais comme nous sommes au Japon, pas
de problème ; il sort une liste d'hôtel et téléphone pour nous trouver
une chambre ! Le premier est complet, mais le deuxième en a. Ouf !
Ensuite le jeune homme nous dessine un plan pour trouver l'hôtel
(est-ce nécessaire de préciser qu'en France, on n'aurait eu juste le
droit d'aller se faire voir ailleurs !). Cinq minutes plus tard nous
arrivons à l'hôtel où le patron nous attend (il semblerait qu'il a été
réveillé par le coup de fil). Fabien remplit la fiche, on paye (4000 ¥
la chambre), le monsieur nous prépare deux thés vert et nous amène à
nos chambres. La première est typiquement japonaise :
La seconde normale (à l'occidentale) avec un grand lit. Histoire de
tester un vrai futon, j'opte pour la première (comme, de toute façon,
je ne vais pas bien dormir !) et Fabien va pouvoir dormir dans "vrai"
lit.
Le premier train pour Toyohashi part à 6h15, donc Fabien est chargé de nous réveiller à 5h30.
Cette
journée qui avait très bien commencé se finit mal, mais lorsqu'on voit
le temps dehors, on se dit que cela aurait pu être pire (même dans ce
petit hôtel, il y a la clim). Si je pouvais dormir, ce serait bien !
LUNDI 12 MARS 2007
Neige & Corn Soup
Fabien
entre dans ma chambre à l'heure convenue... me réveil... et je suis
dans un frigo... ma clim s'est arrêté pendant la nuit. J'ai vraiment
pas envie de sortir de dessous ma couverture. On part comme des voleurs
de ce petit hôtel (mais on n'a rien volé, enfin, moi, j'ai emporté la
brosse à dent qu'il y avait dans ma chambre) et dehors c'est
magnifique, la neige a tout recouvert durant la nuit, au moins dix
centimètres. On se dépêche pour aller à la gare... et hop, nous voilà
de nouveau dans un train (vide pour le moment) en route pour Toyohashi.
Le train est direct pour Toyohashi, mais il s'arrête à tous les bleds ;
et comme (apparemment) tous les trains, il est surchauffé. Et au fur et
à mesure que l'on s'approche (enfin) de chez nous, il s'emplit de
passagers... à 8h30 nous arrivons à bon port et à 9h nous sommes à
l'IH... Youpi !Arrivé à mon hôtel, je prends un bon et long (une
bonne heure) bain chaud et même si la baignoire est petite, c'est cool
; ensuite je dors un peu jusqu'à midi. Je décide d'aller manger au Gast
à côté, et même si je ne parle pas japonais, je réussis à commander en
répondant "hai" (oui) à tout ce que me dit la serveuse et au final,
tout ce qu'on m'apporte est bien ce que je voulais ainsi que mon "drink
bar" (Fanta Melon Soda). Je comptais rester longtemps -pour écrire mes
cartes postales-, mais deux jeunes femmes se sont installées en face de
moi et comme il est d'usage pour ce genre d'individus : elles
ricanaient longuement et fortement... donc je me casse vers le
combini :
Comme il est 15h, je vais réveiller Fabien.
On discute un peu, on
fait le point sur cette journée mémorable que nous avons vécu la veille
et on part se balader : Combini, rendre le DVD au magasin... On décide
d'aller manger des sushis le soir avec Catherine et comme c'est plutôt
loin, on part de bonne heure. Le Kaitensushi, est ce genre de
restaurant où les sushis circulent au milieu des clients dans des
assiettes posées sur des petits tapis roulants ; ils suffit d'attraper
son assiette pour manger. L'addition est simple : on compte les
assiettes. J'ai dû prendre 6 ou 7 assiettes de sushis (plus un dessert
: gelée au melon),
ils étaient très bons, mais j'ai dû en prendre trop (ce qui sans doute
un comportement typique pour un novice dans ce genre d'établissement), apparemment ce n'est pas dans ces restaurants que l'on peut déguster
les meilleurs sushis, mais ce n'est pas cher... Dehors il fait toujours
aussi froid.
Avant de me coucher, je passe au coin distributeurs de mon hôtel et je prends une boite de corn soup :
Histoire de goûter... j'imagine le pire... et c'est super bon. La soupe est onctueuse et à bonne température. Il faut que j'en rapporte.
MARDI 13 MARS 2007
Voir Tokyo et ...
C'est le jour du grand départ pour Tokyo et je suis un peu barbouillé (les sushis de la veille)...
Le voyage en train c'est bien passé, trois changements sans problèmes... nous avons vu le Mont Fuji :
!! C'est MaGnifique !!
A l'approche de Yokohama, l'architecture se fait plus verticale... on sent qu'on s'approche. Quelques minutes plus tard nous arrivons officiellement à Tokyo -d'ailleurs, la station JR s'appelle Tokyo :Avec nos billets magique (mais lent) JR, nous avons le droit de prendre la Yamanote.
Sur le plan, c'est celle en noir et blanc. La Yamanote est un train JR circulant dans Tokyo de façon circulaire. Nous allons vers la station la plus proche de l'hôtel où nous espérons pouvoir dormir ce soir : "Minowa". Dès que nous sortons du train nous partons à la recherche (enfin surtout Fabien, car mon absence totale de sens de l'orientation ne peut gère nous aider) du New Koyo. 1/2 heure plus tard, nous y sommes :
Ô bonheur, ils ont de la place pour nous. Et, Ô surprise, le réceptionniste nous dit -alors que nous avions le nez sur notre fiche : "Vous venez d'où ?" en français... C'est la première fois ici que j'entends quelqu'un (en dehors de Kenji) parler français, ça fait bizarre ! Devant notre étonnement, il nous dit qu'il a fait des études au Québec (bon, on ne lui en veut pas). Ensuite, il nous explique le fonctionnement de l'hôtel... on pose nos affaires dans nos chambres (qui sont bien, très petites, mais bon, c'est juste pour dormir) et rapidement on file à la découverte de la ville... qui est à nous pour cinq jours (enfin, à peine). Comme l'après-midi est déjà bien avancée -donc, tout ce qui est "visitable" est bientôt fermée- nous allons vers Ueno Park, qui n'est "pas très loin", direction le métro.
Etre au Japon, déjà c'est fun... Mais être à Tokyo, capitale d'une incroyable énergie, c'est comme si on en mangeait... du fun ! qu'on en respirait... c'est génial et on vient juste d'arriver ! Dans le métro tokyoïte, ce qui nous frappe -en plus de la propreté du lieu, de l'incroyable (pour un français) discipline des usagers (ça, on peut le constater partout ici) avant de monter dans les wagons, de la longueur inouïe des trains- c'est le nombre d'allemands dedans ! Bon, il préciser que depuis notre visite à Nagoya et d'une interrogation sur notre nationalité par deux jeunes japonaises -qui avaient déduit que nous étions allemands ; tous les occidentaux que nous croisons sont pour nous des "Allemands", des "Teutons", des "Amis d'outre-rhin" !
Donc, là, il y en a plein. Et le plus souvent, ils nous snobent, nous ignorent... Alors qu'on était content, au début, de voir d'autres "allemands"... Certains, sont en vacances ; mais la plupart, au dam de Fabien sont ici chez eux, ils y vivent ! Bon, eux, on les hait... et à notre tour, on les snobe ! NA !...
Fabien s'est autoproclamé "Maître du métro de Tokyo - Souverain du plan et des déplacements de nos corps à travers la ville, la capitale, la mégapole", soit !...
Le métro (les métros) de Tokyo s'avère très très complexe. Comme à Paris, des pass sont proposés pour la journée, mais ils ne donnent pas droit à toutes les lignes. Car, en plus de la JR Yamanote et des 9 lignes de la Tokyo Metro Line s'ajoute 4 lignes privées. Et de l'extérieur, les entrées sont parfois difficile à localiser. Ce qui peut aussi compliquer nos sorties, c'est l'heure de fermeture du métro, avant minuit... Mieux vaut être près de chez soi au moment de la fermeture.
A l'intérieur des rames se trouve un minimum de sièges, ce qui laisse un maximum de place pour "entasser" des voyageurs (durant notre séjour à Tokyo nous avons évité, la plupart du temps, les heures de pointes... surtout celles du soir, car celles du matin, nous ne risquions pas de nous y trouvé vu l'heure à laquelle nous nous levions.). Nous (enfin Fabien) remarquons sur le sol -en plus du marquage pour signifier l'endroit où s'ouvrent les portes et où doivent attendre pour monter les passagers après avoir laissé descendre les autres- un marquage pour les wagons réservés aux femmes (le matin).
Nous filons donc à vive allure vers Ueno Park, dans le nord de Tokyo, assez près de l'endroit où l'on dort. Première visite, mais pas la dernière... Tout ce qui ce visite est bien fermé : le zoo (avec des pandas), les principaux musées de la capitale... Nous nous baladons dans les vastes allées...
... du parc jusqu'au lac artificiel, nous y trouvons une belle vue sur la ville et ses buildings, nos premiers...
C'est Waouh !...
Même s'il n'est que 17h la nuit commence à tomber (une des particularités de ce pays), nous reviendrons demain.Nous partons vers Akihabara dans le centre de Tokyo, ce quartier est connu du monde entier pour ses minis boutiques de matériels électronique en tout genre... une sorte de fourmilière high tech incroyablement bruyante, colorée, lumineuse et bien sur, surpeuplée... on se marche dessus.
J'ai trouvé une carte mémoire pour mettre dans l'appareil photo que mon frère (merci à lui) m'a prêté pour ce voyage, car je pense que je vais prendre beaucoup de photos ici, à Tokyo.
On s'arrête pour manger, un bon bol de Gyû-don : du riz avec des fines tranches de boeuf dessus, c'est super bon
Et ensuite on part vers Shibuya, dans l'ouest de la ville, ce quartier est hyper animé (comme toute cette ville) même s'il commence à se faire tard... c'est là...
...maintenant, que je sais, que je réalise, que je vis pleinement le fait d'être au Japon... même si je suis (car Fabien, lui, comprend le japonais) comme Bob Harris (Bill Murray) "Lost in translation", je kiffe ce pays.
Et moi, quand j'aime c'est pour toujours, sinon, cela ne sert à rien.
On rentre à l'hôtel. La journée fût longue.
MERCREDI 14 MARS 2007
Ueno Park, Harajuku, Sinjuku, Marunouchi et nous...
L'hôtel
n'est vraiment pas cher pour une capitale (2500 ¥ la nuit),
relativement bien équipé et propre (nous avons même une télé dans nos
"chambres", mais toujours avec des conneries dedans, même pas CNN). On
dirait que beaucoup d'étasuniens résident dans le New Koyo...
Une bonne nuit de sommeil,
par contre j'ai été réveillé de bonne heure par une voiture avec une
femme qui crie des slogans (un peu comme les voitures qui circulent,
pour les cirques, dans les petits bleds chez nous) pour les élections
gouvernementales qui vont avoir lieu bientôt, au début c'est très
étrange, puis quand on sait ce que c'est, cela devient énervant !
Avant
de trop souffrir, je me dis que je vais acheter des lunettes de
soleil... et juste à côté d'Ueno Park (où nous allons) se trouve
l'Ameyoko Market : le grand bazar de Tokyo.
Je trouve une paire de Gucci à 3000 ¥, c'était les premières (les
seules, en fait) qui m'ont plu et apparemment elles sont vraies...
Fabien, quant à lui, se trouve un chapeau car il a une tête à chapeau,
lui ! Et hop, on file au Zoo. (Bon, c'est moi qui a insisté, nous ne
sommes pas fan de zoos, mais des pandas, à Orléans on n'en trouve pas
dans les arbres ! c'est sans doute une occasion unique.)
A Ueno
Park, je m'achète une patate douce (yaki-imo) cuite que vend un
marchand ambulant : c'est super bon : chaud, doux et sucré !
Le Zoo
de Tokyo ressemble à tous les zoos du monde (enfin, j'imagine... sauf
que celui-ci est à Tokyo... et ça change tout... pour moi). On a vu des
Pingouins, des Ours polaire, un Eléphant, des Hippos qui faisaient des
cochonneries subaquatiques... Suite à un petit caprice de ma part, nous
avons pris le monorail pour aller à l'autre bout du zoo, c'était sympa.
On a revu la Pagode (vestige du Temple Kanei-ji) de plus près :
Nous avons aussi vu toute sorte d'animaux nocturnes et plus ou moins
laids. Pour voir les pandas, il faut aller vers la sortie (ou l'entrée,
c'est selon) et chercher un attroupement... ce qu'on voit en premier,
ce sont les pandas rouge...
... et c'est maGnifique, une sorte de renard avec une épaisse fourrure,
des véritables nounours, rien que pour voir ces adorables peluches
vivantes, cela valait le coup de venir ! Un peu plus loin trône le
panda (car il n'y en a qu'1) et c'est l'heure du casse-croûte... il est
assis et déguste un par un les mets (des fruits, des branches...) qui
sont disposés devant lui. Comme il y a beaucoup de monde, on ne peut
pas approcher, mais c'est vraiment beau un panda.
Avant
de sortir d'Ueno Park, on passe devant le National Museum of Western
Art (on aperçoit la "Porte de l'Enfer" de Rodin) que l'on visitera
demain. Maintenant, direction Harajuku.
En
débarquant à Harajuku, on tombe sur une boutique "Snoopy Town" qui,
comme son nom l'indique, est entièrement dédiée à Snoopy et ses amis.
J'y achète un petit Snoopy pour "habiller" mon portable (comme un vrai
japonais), mais en attendant je le mets sur l'appareil photo. Ce
quartier est vraiment très fashion, très sympa...
On y voit toutes sortes de boutiques : du bizarre au plus chic. On ne
rencontre pas vraiment des créatures que l'on pourrait croire sorties
de mangas comme l'illustration "Du Guide" le laissait croire.
Mais
les jeunes japonais ont tout de même une façon bien particulière de
s'habiller, le grand n'importe quoi côtoie joyeusement le class... Ils
s'en foutent (ils ont bien raison). Peut-être que le regard des autres
est moins crucial que chez nous. Ce qui est rigolo chez étudiants (qui
sont donc en uniforme) c'est les cheveux que pour la plupart on peut
qualifier d'explosés, ils ont la capillarité fun.
Alors que tombe la
nuit, nous allons vers Shinjuku, quartier où se trouve les buildings
les plus impressionnants, comme la Mairie, enfin ici, ils appellent ça
le Gouvernement Métropolitain de Tokyo. Nous mangeons des Gyû-don dans
un restaurant :
C'est toujours aussi bon... nous nous promenons au hasard, et nous tombons sur un bâtiment maGnifique (celui de gauche sur l'image) :
Le Sompo Japan Building (bon, moi j'adore les buildings, et la
verticalité de quartier -de cette ville- me sidère). Ce qui est étrange
avec les gratte-ciel, c'est que lorsqu'on en voit un, de part sa
majesté imposante, on pense qu'il n'est pas si éloigné que ça de nous,
alors qu'en réalité on doit beaucoup marcher pour être enfin à sa base
(un peu comme pour les montagnes) et admirer, le coup tordu, la beauté
et la hauteur de l'édifice. C'est qu'il nous est arrivé avec la Mairie (celui de droite sur l'image),
qui un ensemble de bâtiments gigantesques, c'est sublime... et
totalement désert.
Fabien a lu dans "Le Guide" qu'un building avait
un observatoire (gratuit) et ouvert le soir... nous partons donc à la
recherche du Sumitomo Building et repérer un gratte-ciel parmi d'autres
gratte-ciel de nuit n'est pas aisé... surtout pour nous !
Mais nous
finissons par le trouver, on franchit la porte, il y a une sorte
d'accueil (guère accueillant) avec un vigile derrière une vitre, Fabien
va lui demander s'il y a bien un observatoire et si on peut y aller.
Réponses : oui et oui. Au bout de cet accueil il y a des escalators,
que l'on prend. On arrive dans le lobby : une vaste "salle" où se
trouve tout autour de nous des ascenseurs, on cherche celui pour
l'observatoire. Il est ultra rapide (540m par minute), quelques
secondes pour monter jusqu'au 51ème d'étages ! c'est un peu trop rapide
pour les petites natures que nous sommes, et à l'arrivée on est un peu
bizarre ! On s'approche quand même des baies vitrées pour admirer la
vue : Waouh ! c'est trop beau... et un peu flippant si on se penche
vers le bas. Il semblerait que l'observatoire est un lieu de
rendez-vous pour les amoureux... c'est mignon.
On découvre que le building est creux et la vue intérieure est encore plus flippante que l'autre...
Nous
prenons un truc à boire au bar de l'étage (il y a aussi des restaurants
et des boutiques accessibles par de petits escalators) et on se pose
pour regarder les diamants et les rubis sur fond noir qui composent ce
paysage nocturne et urbain... On se prend en photo :
(une des rares où vous me verrez) et nous descendons.
On finit notre tournée des buildings par le Tokyo International Forum :
Qui est d'une incroyable beauté (pour moi, un des plus beaux bâtiments que j'ai vu et visité), ce lieu regroupe plusieurs salles de conférence ou de concert (la plus grange a la capacité d'un Zénith), des halls d'expositions, un musée, des boutiques... nous y trouvons un guide en français et des fiches détaillées de chaque quartier... pratique.
Ensuite, on retourne à la maison, le métro va bientôt fermer.
JEUDI 15 MARS 2007
Ueno Park, Ginza, la Tokyo Tower et nous...
Aujourd'hui Fabien à dormi comme un ours et s'est levé royalement à 12h30 ! Sitôt qu'il est près nous partons vers Ueno Park.
Mais
avant d'attaquer la visite des musées nous allons manger un curry. Hum
! on dirait que les japonais sont les réels propriétaires du fast food
: le resto est comme un bar avec un comptoir en arc de cercle, les
serveurs sont au milieu. Lorsqu'on arrive il faut choisir et payer ce
que l'on veut sur un distributeur de tickets (il y a des photos, pour
les gens comme moi), une fois installé, on donne nos tickets au serveur
et quelques secondes après, il nous apporte notre assiette...
ultra-rapide. Le curry se mange à la cuillère, car il y a beaucoup de
sauce. C'est super bon !
Nous commençons par le National Museum of
Western Arts, qui a l'avantage (pour Fabien) d'être assez petit et
d'avoir de belles toiles impressionnistes (pour moi). La collection
permanente propose des peintures du XVème au XXème siècles, une sorte
de condensé de l'art européen. Le bâtiment est très beau :
Il a été dessiné par Le Corbusier ! Grâce un plan trouvé au Forum, j'ai droit à un tarif réduit (moins de 200 ¥) et Fabien de part son statut d'étudiant ne paie presque rien. Dans la première salle se trouve une dizaine de Rodin. Ensuite nous traversons les siècles de peintures en même temps que nous avançons dans le musée, pour finir au XXème et de tomber sur deux chef-d'œuvres : Un "Nymphéas" de Monet et "Le Port de Saint-Tropez" de Signac :
Comme un film peut se justifier par un seul plan sublime, un musée peut
(doit) être visité pour un seul tableau (ou autre), et bien le Signac
est de cela. Une merveille d'une luminosité incroyable.
Pour moi
c'était important de voir ces toiles et ces sculptures que, peut-être,
je n'aurai jamais l'occasion de voir. En sortant, nous admirons les
Rodin :
Nous enchaînons avec le Tokyo National Museum, ensemble de plusieurs bâtiments consacrés à l'art asiatique dans son ensemble et à l'art japonais plus particulièrement pour certains. Nous prenons un ticket, qui donne le droit de tout voir :
Nous commençons par le Honkan (le bâtiment principal) :
Il propose, dans une exposition chronologique, une vue d'ensemble de
l'art japonais, de 10000 ans avant JC jusqu'à la fin du XIXème siècle.
On peut y voir des céramiques, des sabres, des sculptures, des toiles,
des calligraphies...
Toujours pressé par le temps, nous allons voir La Galerie des Trésors d'Horyu-ji. L'édifice est maGnifique :
Très zen avec devant une petite étendue d'eau . Fabien n'aime pas trop, moi je suis fan. A l'intérieur, sont exposés des objets provenant d'un temple à Nara, principalement des petites statues :
Elles sont même sublimées par la mise en scène de leurs expositions :
individuellement posées sur des socles (eux-mêmes enfermés dans du
verre), des petites lumières les mettent en valeur (car la
pièce est plongée dans une quasi-obscurité), elles sont une centaine,
bien alignées. L'effet est impressionnant, sublime. C'est le genre
d'endroit propice aux apparitions fantomatiques ! Très japonais !
Lorsque
l'on sort de la galerie les autres bâtiment sont sur le point de
fermer. Nous nous promenons donc un peu dans Ueno Park, la fête des
cerisiers (hanami) se prépare activement dans le parc :
Dommage qu'il fasse gris aujourd'hui sur Tokyo. En route vers Ginza.
On
s'y balade sans but précis... on profite d'être à Tokyo ! On passe sur
la célèbre 4-Chome Intersection avec le non moins célèbre grand magasin
Wako :
On voit aussi des boutiques on ne peut plus chic. Et situé à côté de
l'immeuble Hermès (étonnamment laid) nous tombons sur le Sony Building,
où nous n'y trouvons rien de véritablement exaltant, c'est juste un
très grand show-room sur plusieurs étages... par contre, dans le
sous-sol du building on tombe sur une boutique où l'on peut trouver de
tout et principalement des produits importés : des fringues, des
chaussures, des produits de beauté... du chocolat français, suisse...
(Fabien achète des bonbons à la mangue pour Tomoko)
Avant de partir
on s'arrête pour manger des gyu-don !... Comme nous sommes en manque de
sensations fortes depuis notre aventure d'hier soir à l'observatoire,
nous partons à pied vers la Tokyo Tower !
Comme vous pouvez le voir, elle ressemble à la Tour Eiffel et c'est un
hommage, pas un plagiat (certes, la différence est mince, mais elle est
là !). Haute de 333m, la Tour fût achevée en 1958 et comme son illustre
modèle est sert d'antenne pour la télé et la radio, sauf que la
japonaise fût principalement construite pour cela. Lorsqu'on arrive à
ses pieds, il fait nuit... elle est orange vif, c'est super beau. Entre
ses pieds il y a un gros cube où il y a tout s'amuser : un aquarium, un
musée de cire, des attractions... Il y a aussi des restaurants et des
boutiques... et surtout les ascenseurs.
Ce qui est rigolo, c'est que je
ne suis jamais monté sur la Tour Eiffel !
On prend nos billets :
Et nous allons attendre devant l'ascenseur. La première terrasse est à
150m. La vue est maGnifique. Ce qui doit être bien c'est de faire ça
aussi de jour, car de nuit, il nous est difficile de repérer quoi que
ce soit à part le Rainbow Bridge.
Pour accéder à la deuxième
terrasse, situé à 250m, il faut prendre un autre ticket (soit 1420 ¥ au
total, moins de 9 €, ce qui est moins cher que la Tour Eiffel) et faire
la queue un bon moment devant l'unique ascenseur qui ne transporte
qu'une dizaine de personnes par voyage. Là, ça devient un peu plus
flippant (mais moins que la veille). La vue est encore plus maGnifique
! On se prend en photo :
Ici aussi c'est un lieu de rendez-vous pour les amoureux et, étrangement, il n'y a pas beaucoup d'allemands ici ! A cet étage, ils ont installé un dalle en verre dans le plancher ! on peut donc marcher dans le vide ! Fabien essaye, pas moi ! De retour à la première terrasse, je trouve quelques cartes (avec que la Tokyo Tower). J'en trouve aussi dans la boutique de souvenirs tout en bas. En sortant on passe entre ses jambes, c'est impressionnant...
Sans doute grisé par l'ivresse des hauteurs nous décidons d'aller voir
de plus près le Rainbow Bridge ! Sur le plan "Du Guide" c'est près !
sur le plan seulement...
Lorsqu'on arrive relativement près du pont, nous sommes en dessous...
...mais sans savoir comment faire pour monter dessus ! Le temps est, une
fois de plus, contre nous et, de peur de rater les derniers métros,
nous retournons au New Koyo.
Nous allons manger une glace au MacDo en face de la station Minowa et on fait aussi un petit tour au combini...
Dans un distributeur, je trouve du Dr Pepper, inconnu en France. C'est hyper sucré, mais bon.
Retour au New Koyo et dodo.




























































